Les différentes pêches pratiquées :
Le développement de la pêche sportive doit se faire dans le bon sens, afin d'améliorer son image et défendre les intérêts communs de tous les pêcheurs-plaisanciers. Pour se faire nous sommes disposés à amener en mer tous ceux qui partagent notre approche récréative de la pêche en mer. Nous avons l'intime conviction que le manque d'informations ainsi que le manque de publications nuisent à un certain nombre de pêcheurs-plaisanciers qui ignorent tout ou partie du complexe système de renouvellement des espèces.
Nous essaierons donc d'améliorer et de transmettre notre modeste expérience sur le sujet, à toute personne désireuse de mieux cerner les enjeux en question. En établissant une base de données actualisée et spécifique à notre région, nous avons la volonté de mieux cerner l'état de la ressource halieutique, de mieux comprendre les changements qui s'opèrent et ainsi ouvrir une réflexion sur la pratique de la pêche de loisir et son impact. Par le biais de ces sorties en mer, nous esperons avoir une influence sur la prise de conscience collective.
Les pêches que nous pratiquons sont essentiellement la traîne hauturière, le jigging, le tai jigging, la pêche au lancer et le popper, ainsi que la pêche au gros. En effet nous voulons mettre en avant les pêches actives, où le pêcheur voit la touche et combat le poisson. C'est cette pratique là de la pêche en mer que nous voulons défendre et promouvoir...
LE JIGGING
Technique importée du Japon courant 2004, c'est une pêche verticale. Le bateau est à l'arrêt et le pêcheur utilise un leurre en plomb en forme de poisson appelé jig et armé d'un hameçon en tête. Les cannes de jigging sont courtes (moins de 2m), très légères, très puissantes et très spécifiques. Les moulinets utilisés sont des modèles à tambour fixe. Les moulinets sont également très spécifiques et doivent être haut de gamme car ils peuvent être soumis à rude épreuve ! Le ratio du moulinet est une caractéristique déterminante. Le frein doit être progressif et puissant, et au moins égal à 10 kg. Les moulinets sont garnis d'au moins 300m de tresse, ligne fine très résistante par rapport à son diamètre et totalement inextensible. De ce fait les sensations lors du combat sont démultipliées ! L'action de pêche consiste à faire descendre son jig jusqu'au fond et à le remonter de façon saccadée plus ou moins rapidement en fonction de la couche d'eau traversée et des poissons recherchés. Cette technique s'adresse surtout aux carnassiers, de ce fait elle cible spécifiquement les plus beaux spécimens. Le ferrage est technique et indispensable. La liste des prises possible est longue et n'est pas exhaustive, mais les poissons les plus réceptifs en Corse sont le denti, la seriole, et le pagre, la pélamide. La vive, le sabre, le barracuda, le calamar, l'espadon, le thon...font partie des prises possibles.
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LE LIGHT JIGGING (tai jig, madai, inchuku, leurre souple, poisson mort manié...)
Technique nouvelle, d'origine japonaise également, elle est l'adaptation logique du jigging pour les poissons de fond. Les cannes de Tai Jigging sont plus longues et plus souples que les cannes de jigging, les moulinets sont en général plus petits et moins puissants, et sont également garnis de tresse. Certains moulinets à tambour tourant dédiés spécialement au Tai jigging peuvent être utilisés. Le jig est remplacé par un petit leurre s'apparentant le plus souvent à un céphalopôde, souvent appelé tai jig. Mais il existe un grand nombre de petits leurres regroupés sous l'appellation "Tai jig", à savoir les Inchuku, les Madai jig, les shads... La technique de pêche consiste à laisser descendre ce leurre jusqu'au fond et à l'animer lentement près du fond. Toutes les espèces de fond peuvent y être réceptives, comme le denti et le pagre, mais aussi la rascasse, le chapon, le pageot, le sar, le serran ou les céphalopodes. Ce qui n'exclue pas pour autant les spécimens de belle taille...
LA PECHE A LA TRAINE
La traîne hauturière ou traîne rapide se pratique le plus souvent dans des zones éloignées des côtes. La vitesse de traîne varie de 4 à 15 nœuds et les espèces recherchées sont le thon rouge, le thon blanc ou germon, la thonine, la pélamide, l'espadon, le spearfish ou la coryphène. On peut utiliser des leurres souples type octopus, des poissons nageurs, de la couenne de porc... ou faire des associations. Nous disposons à bord de tous les type de leurres afin de nous adapter à toutes les situations ( luminosité, marée, météo, état de la mer, espèces présentes, période de la journée....). La traîne hauturière se pratique avec au minimum 5 cannes. Nous la pratiquons sur le Quicksilver 900 avec 8 à 12 cannes en fonction de la configuration, ceci grâce à des tangons, sorte de haubans latéraux qui nous permettent de déporter des lignes. Le skipper utilise le flybridge pour repérer toute activité en surface, et amène alors le bateau sur les zones d'activités.
Il est rappelé que la règlementation sur le thon rouge est désormais très stricte pour les plaisanciers à savoir que la taille minimale est fixée à 30kg, et 115 cm de longueur, donc tout individu inferieur à cette taille devra être relâché. De plus les prises sont limitées à un thon rouge par bateau et par sortie (sous réserve de déclaration en tant que pêcheur de thon et la possession d'un collier de capture), de plus il faut respecter les périodes d’interdiction de pêche. Pour cette année 2011, la pêche récréative du thon rouge en no-kill est autorisée du 15 Juin au 15 Octobre 2011.
Un spearfish pris à la traîne...
LA PÊCHE AU BROUME
Cette pêche se pratique à l'arrêt, au mouillage ou en dérive en fonction du courant. C’est une pêche intéressante car elle permet de combattre des spécimens de grande taille. Cette pratique est surtout utilisée lors des concours de pêche au thon. Les cannes sont calées à différentes profondeurs. Le broumè s'effectue à l'aide d'appâts jetés à la mer à espaces réguliers pour attirer les poissons. Une fois arrivé sur le poste de pêche, les cannes sont préparées, les appâts utilisés sont le plus souvent des sardines. Celles-ci sont disposées à différentes profondeurs et à des distances variables. Les cannes sont assurées. On commence alors à broumeger. Dans le cas de la pêche au mouillage, celui-ci doit absolument être largable rapidement en cas de touche.
Lors de la touche, un pêcheur s'équipe du baudrier de stand-up pendant que les autres remontent les autres lignes. Le skipper démarre le moteur, et manoeuvre le bateau de façon à faciliter le plus possible le combat du pêcheur. Cette pêche nécessite l'utilisation d'un matériel robuste et adapté car le départ d'un thon rouge est d'une puissance extraordinaire et le combat avec le poisson peut durer plusieurs heures.
Les espèces reines de cette discipline sont donc bien évidement le thon rouge et l'espadon, mais des espèces plus modestes peuvent y être réceptives comme les coryphènes ou les germons...
Il est rappelé que la règlementation sur le thon rouge est désormais très stricte pour les plaisanciers à savoir que la taille minimale est fixée à 30kg, et 115 cm de longueur, donc tout individu inferieur à cette taille devra être relâché. De plus les prises sont limitées à un thon rouge par bateau et par sortie du 15 Juillet au 15 Septembre 2011, avec apposition imédiate d'une bague. Pour l' année 2011, la pêche récréative du thon rouge n' était autorisée que du 15 Juin au 15 Octobre en no-kill. La pêche au broumè étant particulièrement physique et technique, seuls des pêcheurs confirmés peuvent s'y essayer. Cela dit étant donné la diminution du stock de thons rouges depuis quelques années, cette pêche est de moins en moins pratiquée car les combats mémorables se font rares... Une gestion intelligente de la pêche industrielle du thon rouge permettra peut être au stock de thon rouge restant d'assurer son renouvèlement. Si ce n'est pas le cas, avec la pression actuelle de pêche industrielle, l'espèce pourrait disparaître complètement d'ici moins de 10 ans.
C'est pourquoi la pêche au broumè doit être particulièrement encadrée et raisonnée, si l'on veut pouvoir continuer à la pratiquer. Vu la diminution du stock des thons rouges, le no-kill doit être envisagé pour cette espèce de façon majoritaire...
LE LANCER OU LE POPPER
On utilise pour le lancer des cannes longues et souples. Toutes sortes de leurres de lancer peuvent être utilisées, comme des poppers ou des petits poissons nageurs. L'action de pêche consiste à lancer un leurre le plus loin possible du bateau, puis à commencer la récupération en surface. Le bruit et les vibrations produites par le leurre excitent les prédateurs, elles peuvent d'ailleurs être perçues plusieurs dizaines de mètres sous la surface ! Cette technique est très utile lorsque l’activité de chasse se situe dans les couches d'eau supérieures. Les bonites y sont receptives de même que les coryphènes. Le popper lourd s'adresse à des individus plus sérieux. Le lancer lourd ou popper peut être dans certaines situations une alternative lorsque l'on repère de gros prédateurs en surface comme le thon ou l'espadon ou le requin. Le matériel doit être dans ce cas particulièrement endurant.
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