Bastia Offshore Fishing Club

La passion de la pêche de loisir en bateau : Association à but non lucracif Affiliée à la FFPM (Fédération Française de Pêche en Mer)

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Observations des Cétacés de Méditerranée 
Vous trouverez ci-dessus les différentes espèces observables et les signes caractèristiques, ainsi que le "Code de bonne conduite à respecter pour l'observation des cétacés", ainsi que le comportement à requis en cas de découverte d'un individu échoué (réseau échouage).
 


 Lors des sorties en mer au large, mais parfois à distance respectable de la côte, il est possible de rencontrer certains cétacés... Les plus fréquents sont le Dauphin bleu et blanc, le Dauphin commun, le Grand dauphin, le Dauphin de Risso, le Rorqual commun , le Cachalot et enfin le Globicéphale noir.
 
 
Le dauphin bleu et blanc est  le plus commun de Méditerranée, il mesure moins de 2m et moins de 60kg. Le grand dauphin est le plus connu des cétacés. Il peut mesurer jusqu'à 3m et près de 300kg.
                                                           
                                 dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba)                                                                        grand dauphin (Tursiops truncatus)
 
 
Le dauphin commun est le plus côtier des cétacés. Il est cependant devenu rare. Il peut mesurer jusqu'à 2m50 pour plus de 100kg. Le dauphin de risso est le plus caractèristique, son front se rapproche de celui des globicéphales. Il peut dépasser les 3m pour près de 400 kg. Le globicéphale noir peut atteindre  3tonnes pour près de 6m.
           
                  dauphin commun (Delphinus delphis)                     dauphin de risso  (Grampus griseus)           globicéphale noir (Globicephala melas)
 
 
 
Le cachalot est le plus gros des mammifères à dents, il peut atteindre 18m pour 40 tonnes. Son souffle est orienté de 45° vers l'avant et la gauche, ce qui permet parfois de le distinguer des autres souffleurs. Il plonge en dressant sa queue au dessus de l'eau. Le rorqual commun est le 2ème plus gros animal sur terre après la baleine bleue. Il peut atteindre 20m pour plus de 40 tonnes. Signe caractèristique : sa tête est asymétrique, le côté gauche est foncé, le côté droit est blanc.
 
                                   
                                        cachalot ( Physeter macrocephalus)                                                      rorqual commun (Balaenoptera physalus)
 
 
Si vous croisez l'un de ces individus en mer, respectez les procédures d'approche et envoyez vos observations au G.E.C.E.M, vous partciperez ainsi à l'étude de photo-identification des cétacés.

 

Code de bonne conduite pour l’observation des Cétacés

 

Préambule : la protection des cétacés

Les baleines et les dauphins sont protégés par la législation française : il est interdit de les détruire, de les capturer, de les poursuivre (décret de juillet 1995). Le sanctuaire pour les mammifères marins en Méditerranée (PELAGOS) a pour objet de les protéger, ainsi que leur habitat, contre toutes les causes de perturbation : pollution, bruit, course « offshore », capture accidentelle,dérangement touristique.... Les cétacés sont également protégés par des accords internationaux : conventions de Barcelone, de Berne, de Bonn, accord ACCOBAMS pour la conservation des Cétacés de la Mer Noire, de la Méditerranée et de la zone Atlantique adjacente.

1 / Définition et Objet

- L’expression « Whale-Watching » désigne l’observation des cétacés.Cette expression anglo-saxonne est mondialement utilisée pour qualifier cette pratique.

- On est opérateur de Whale Watching, dès lors qu’on organise l’activité d’observation des cétacés sur site.

2 / Organisation de l’activité pour un Whale-Watching de qualité

- Un opérateur doit accompagner sa sortie d’un exposé éducatif sur le milieu marin et les cétacés, dispensé par un guide qualifié et formé. Celui-ci doit être en mesure d’identifier

les espèces rencontrées et de déterminer leurs phases d’activité.

- Le Whale-Watching ne doit pas s’organiser dans la bande côtière des 5 milles, les cétacés y étant déjà très perturbés par les activités humaines.

3 / Règles pour l’observation

L’observation des cétacés peut, si elle est mal pratiquée, être une source de dérangement : respectons leur tranquillité. Que l’on soit plaisancier, pêcheur ou opérateur de

whale-watching ou autre usager du domaine marin, les règles énoncées ci-dessous s’appliquent de la même façon dans le sanctuaire et au-delà.

1 / Soyons vigilants aux signes de dérangement

- L’approche des groupes de cétacés est proscrite si l’on constate la présence de nouveaux nés.

- Elle doit être immédiatement interrompue en cas de perturbation des animaux.

Par exemple, un comportement de fuite (accélération, changement de cap, recherche d’éloignement de l’observateur) doit être considéré comme un dérangement.

2 / Zone d’observation

- La distance de 300 mètres définit la limite extérieure de la zone d’observation, à l’intérieur de laquelle toute activité humaine obéit à des règles strictes.

- Le bateau ne doit pas se trouver dans le secteur avant des animaux.

 - Pour que le bateau ne soit pas perçu comme un poursuivant, il ne doit pas approcher les cétacés par leur secteur arrière.

- La distance de 50 m définit la zone d’exclusion dans la quelle aucune approche n’aura lieu. Cette distance est augmentée à 100 m dans le cas du Cachalot.

Ceci ne s’applique pas dans le cas de venue spontanée des cétacés au bateau.

3 / Évolution du bateau dans la zone d’observation (300m)

- Dès le repérage de cétacés et quelque soit la distance, une vigilance particulière et une vitesse adaptée sont de rigueur. D’autres animaux peuvent être présents dans le secteur.

- L’approche des cétacés doit se faire selon une trajectoire devenant progressivement parallèle à la route de l’animal. La vitesse est limitée à 5 noeuds.

- Le bateau doit se positionner par le travers des animaux et éviter tout changement brutal de vitesse et de direction.

- Lorsque le bateau atteint la limite de la zone d’exclusion (50m), sa vitesse relative doit être réduite à zéro, moteur éventuellement débrayé, mais jamais coupé, de façon à rester

manoeuvrant.

- La vitesse du bateau sera calée sur la vitesse de l’animal le plus lent.

- Pour éviter toute perturbation acoustique dans la zone d’observation, sondeurs et sonars doivent être éteints.

- Après l’observation, le bateau doit quitter progressivement le site en adoptant une route signalant sans ambiguïté son départ.

4 / Présence des bateaux dans la zone d’observation

- Un seul bateau à la fois est autorisé dans la zone d’observation.

- Sa présence sera limitée à 15 minutes environ si d’autres bateaux sont en attente.

5 / Cétacés près d’un bateau

- Lorsque les cétacés rejoignent volontairement le bateau, les passagers ne doivent pas tenter de toucher les animaux, directement ou à l’aide d’un instrument, de se baigner à

leur proximité ou de les nourrir.

***

Propositions du groupe «sensibilisation et Whale Watching»,

Parc national de Port-Cros, pour le Ministère français chargé de l’Environnement

Juillet 2001


 

Réseau Echouages

 

Si vous trouvez un Cétacé échoué, dans tous les cas, veuillez contacter les autorités compétentes :
- un responsable du réseau "échouages" :

  • en Corse : Catherine CESARINI, 06.09.38.81.03
  • Coordinateur régional pour la Méditerranée : Franck DHERMAIN, 04.91.26.72.25

 

- les autorités locales :

  • si vous vous trouvez en mer : le CROSS, au 1616  (dans les cas d'un cadavre de cétacé à la dérive ou un animal en perdition)
  • pour un échouage à terre : les SDIS (pompiers, 18 ou 112)

 

Echouages d'animaux morts :
Ne manipulez surtout pas l'animal, même s'il est en bon état, afin d'éviter tout risque de transmission de maladie.
Les cas sont relativement rares, mais la transmission de la brucellose (Brucella ceti, B. pinnipedialis), du rouget (Erysipelothrix rhusiopathiae), de la pseudomalléidose (Burkholdersia (Pseudomonas) pseudomallei), de vibriose, ou de mycose systémique rare (Lacazia loboi) restent des éventualités.

 

Echouages d'animaux vivants :
- Ne pas manipuler l'animal pour éviter de le blesser.
- Ne pas oublier qu'un animal sauvage va chercher à se défendre (morsures, coups,...)
- Eviter les attroupements, l'agitation et le bruit qui stresseraient l'animal.
- Ne pas tenter une remise à l'eau sans l'aide de correspondants du réseau.

La manipulation des mammifères marins échoués est l'affaire d'une structure compétente, bien au courant des risques sanitaires autant que de l'intérêt scientifique.

 

 

G.E.C.E.M

Clinique Vétérinaire du Redon

13 bd du Redon

13009 Marseille

04.91.26.72.25